Nous avons déjà parlé du béton autoguérissant sur le blog, mais avez-vous entendu parler des merveilles du béton autonettoyant ? Ce matériau fascinant se nettoie lui-même tout en filtrant les polluants de l’air. Par conséquent, il conserve sa couleur bien plus longtemps que les matériaux de construction traditionnels. Il n’a pas besoin d’être remplacé souvent, et il réduit la pollution atmosphérique générale.

Ce n’est pas un secret que nous sommes des fans de béton. Nous avons étudié ce développement révolutionnaire dans le monde du béton, et nous voulons que vous soyez parmi les premiers à en être informés.

L’invention

Ce matériau innovant selon certaines actualités a Lyon, a été développé presque par accident. Luigi Cassar, chimiste italien chez le fabricant de ciment Italcementi, essayait de créer un matériau de construction qui conserverait sa couleur vive même dans des conditions polluées, comme celles que l’on trouve dans les grandes villes et les zones industrielles. En travaillant sur ce produit, il a découvert le processus de photocatalyse, qui utilise l’énergie du soleil pour vaporiser la saleté. En même temps, il a constaté que lorsque l’air entourant le béton photocatalysé était testé, il contenait 80 % moins d’oxyde nitreux que prévu, ce qui indique que le béton nettoie également l’air.

Le processus

Ce qui rend le béton autonettoyant si étonnant, c’est que le nettoyage se fait sans aucun frottement, grâce à la puissance du soleil. Lorsque la lumière et la chaleur frappent la surface du béton, des catalyseurs tels que les oxydes de titane utilisent l’énergie pour décomposer la saleté en molécules basiques d’oxygène, d’eau, de dioxyde de carbone, de nitrate et de sulfate. Celles qui prennent la forme de gaz flottent à la surface du béton. Les polluants liquides et solides sont laissés derrière pour être emportés par la pluie. À mesure que le béton se nettoie, il utilise un processus similaire pour purifier l’air pollué qui l’entoure.

Le piège

Les opposants au béton autonettoyant ont exprimé des inquiétudes quant aux polluants solides et liquides qui ne flottent pas sur le béton. Ces matières sont au contraire emportées par la pluie ; elles risquent donc de se retrouver dans les eaux souterraines, les rivières et les lacs si rien n’est fait. Par exemple, les nitrates rejetés dans les rivières peuvent provoquer la prolifération d’algues qui, à leur tour, réduisent la teneur en oxygène de l’eau. Il est clair que si le béton autonettoyant se généralise, nous devrons prendre des mesures pour empêcher le ruissellement de ruiner les écosystèmes aquatiques.

Néanmoins, étant donné les innombrables avantages de l’utilisation du béton autonettoyant, il vaut la peine d’envisager une utilisation future généralisée. Le processus photocatalytique permet non seulement de préserver l’aspect du béton, mais aussi de garantir la propreté et la sécurité de l’air ambiant. Avec un peu d’innovation pour surmonter les risques potentiels, le béton autonettoyant devrait devenir un élément de construction viable.

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